Fumer du CBD : que faut-il savoir ?

L’engouement pour le cannabidiol (CBD) ne se dément pas. Cette substance active extraite du chanvre a l’avantage de ne pas provoquer les effets psychoactifs du THC, ce qui en fait une sorte de « cannabis light » et légal. À ce titre, de nombreux consommateurs ont déjà troqué le cannabis « classique » contre le cannabidiol, afin de profiter de ses propriétés relaxantes sans subir d’effets indésirables. Souvent, le mode de consommation privilégié consiste à fumer du CBD sous forme de fleurs ou de résine. Mais cette méthode est-elle risquée ? L’efficacité du « joint de CBD » est-elle la même que celle de l’huile ou des tisanes ? Est-ce légal en France de fumer du cannabidiol ? Faisons le point.

Fumer du CBD, est-ce comme fumer du cannabis classique ?

La consommation de cannabidiol répond souvent à un besoin de trouver une alternative au joint de THC. Fumer du CBD permet aux consommateurs de retrouver le goût du cannabis et le plaisir associé aux gestes (roulage du joint, inhalation de la fumée) sans subir les effets néfastes du cannabis classique. C’est, en somme, un très bon placebo, susceptible d’apporter une aide précieuse dans la lutte contre les addictions dues au cannabis et à la nicotine.

Car le cannabidiol diffère à de nombreux égards de son grand frère, le tétrahydrocannabinol (THC). Ces deux substances actives tirées du chanvre, parmi une centaine d’autres, n’ont pas les mêmes effets. En particulier, fumer du CBD n’altère pas l’état de conscience et n’augmente pas le risque de dépendance. De fait, pour les consommateurs de cannabis, le cannabidiol est régulièrement envisagé comme une alternative plus sûre.

Néanmoins, il faut comprendre que les effets du CBD sont bien moindres que ceux du THC. Une personne qui souhaiterait fumer du CBD pour retrouver les mêmes sensations qu’avec du cannabis classique devrait en consommer de très fortes doses. En contrepartie, les propriétés du cannabidiol s’avèrent bien plus positives : la consommation de produits à base de CBD permet d’agir sur l’anxiété, les troubles du sommeil, la perturbation de l’appétit, mais aussi sur les douleurs et les inflammations. De sorte que la balance penche résolument du côté du cannabidiol.

Fumer du CBD, est-ce mauvais pour la santé ?

La quasi-absence de toxicité du cannabidiol a été soulignée par l’OMS dans un rapport de 2018, et confirmée depuis par plusieurs études, ce qui en fait une substance sûre. (« Quasi-absence », toutefois, car des études in vitro et menées sur des animaux montrent que le CBD est susceptible de devenir toxique à très fortes doses, bien au-delà de la posologie communément acceptée pour les humains.)

Pour autant, le fait de fumer du CBD est, en soi, un mode de consommation potentiellement toxique. En particulier parce que le cannabidiol sous forme de fleurs ou de résine est très souvent associé au tabac. Or c’est principalement la nicotine qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé, en augmentant le risque de développer des maladies cardiovasculaires, respiratoires et oncologiques.

En outre, le mélange du cannabidiol et de la nicotine n’est pas conseillé, parce que les effets de ces deux substances sont opposés. Alors que la première est relaxante, la seconde est excitante : psychoactive et addictive, elle stimule le rythme cardiaque et occasionne une poussée d’adrénaline dans l’organisme. Leur consommation simultanée est donc contradictoire.

Enfin, même le fait de fumer du CBD pur, sans nicotine, n’est pas recommandé. Bien que la fumée issue du cannabidiol ne soit pas associée à un risque accru de maladies graves, il reste que l’inhalation des produits de la combustion, quels qu’ils soient, peut avoir des effets néfastes sur les poumons et les bronches. Le problème de fumer du CBD, ce n’est donc pas le CBD en soi, mais le fait de fumer…

Fumer du CBD, est-ce un mode de consommation efficace ?

La question de l’efficacité de l’inhalation par combustion se pose également. La méthode d’administration joue en effet un rôle important : chaque façon de consommer le cannabidiol influe sur l’intervalle de temps nécessaire avant que la substance ne produise ses effets. Qu’en est-il quand on choisit de fumer du CBD ?

On sait notamment que l’ingestion du cannabidiol, sous forme d’huile par exemple, met du temps à produire ses effets. La substance doit être digérée et passer par le foie (dont les enzymes réduisent la concentration) avant de parvenir au sang, qui assure sa distribution dans l’organisme.

À l’inverse, l’inhalation est considérée comme un mode de consommation plus efficace. Le fait de fumer du CBD permet d’envoyer les cannabinoïdes dans les poumons, d’où ils passent dans la circulation sanguine sans faire escale par l’estomac et par le foie. Les effets peuvent alors être ressentis peu de temps après l’utilisation, et d’une manière plus intense.

Puisqu’il n’est pas recommandé de fumer du CBD sous forme de joint, même pur, une alternative pertinente consiste à inhaler la substance par d’autres moyens. Par exemple en faisant brûler une bougie ou, mieux encore, en vapotant, c’est-à-dire en consommant le cannabidiol sous forme de e-liquide à l’aide d’une cigarette électronique. C’est d’ailleurs sous cette forme que le CBD a d’abord été autorisé en France !

Fumer du CBD, est-ce légal ?

La légalité du cannabidiol est un sujet complexe… en passe de se clarifier. En substance, le CBD n’est pas considéré comme un stupéfiant en Europe. Depuis un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de novembre 2020, la commercialisation et la consommation des produits à base de cannabidiol sont autorisées en France. Toutefois, lesdits produits doivent respecter certaines conditions :

  • Être fabriqués à partir de plants de chanvre affichant une teneur en THC inférieure à 0,2 % ;
  • Provenir d’une variété de chanvre autorisée ;
  • Ne pas revendiquer de propriétés thérapeutiques (sauf dans le cas d’une autorisation préalable comme médicament par l’ANSM ou par la Commission européenne).


Mais pour ce qui est de fumer du CBD, donc de le consommer sous forme de fleurs ou de résine, les choses sont un peu plus complexes. Le cadre légal autorise la vente de produits à base de cannabidiol seulement s’ils sont fabriqués à partir des fibres et des graines de la plante, mais pas des fleurs.

Ce faisant, l’achat et la consommation d’herbe, de fleurs ou de résine à fumer ne sont pas réglementés – ce qui ne veut pas dire non plus qu’ils soient interdits. Les revendeurs ne sont pas autorisés à proposer à leurs clients des fleurs ou des feuilles brutes à fumer. Une restriction justifiée par des motifs de santé publique, car fumer du CBD en revient souvent à mélanger la substance à du tabac.

Quels sont les modes de consommation recommandés pour le CBD ?

Vous l’aurez compris : fumer du CBD n’est pas forcément la meilleure façon de consommer du cannabidiol. En plus d’être potentiellement mauvaise pour la santé, cette méthode se heurte à des garde-fous légaux bien ancrés. Heureusement, il existe d’autres modes de consommation plus sains :

  • Le vapotage d’e-liquide ou l’inhalation de bougies à base de CBD, afin de profiter d’effets plus rapides et plus intenses.
  • L’ingestion d’huile de CBD, sous forme de gouttes à placer sous la langue, ou à ajouter aux préparations culinaires et aux boissons.
  • L’utilisation de produits de soins à base de CBD, comme des pommades.
  • L’absorption de cannabidiol sous d’autres formes : gélules, chewing-gums, etc.


En tout état de cause, il est important de choisir ses produits à base de CBD chez des revendeurs sérieux qui sauront vous conseiller et vous guider, et dont les articles respectent pleinement le cadre légal – comme c’est le cas de CBD Corner.

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